Assurance-vie : comment choisir son contrat ?

Publié le 01/12/2022

Le choix de la meilleure assurance-vie dépend autant des objectifs et de la situation de l’épargnant que des caractéristiques des contrats.

Déterminer son profil d’épargnant et ses objectifs


Une assurance-vie garantit le versement d’un capital ou d’une rente à son souscripteur et/ou à ses bénéficiaires. S’il existe de nombreuses offres sur le marché, le choix va dépendre de l’adéquation entre les objectifs de l’épargnant et les caractéristiques du contrat.

Tout d’abord, l’épargnant va devoir déterminer ses objectifs patrimoniaux (investissement à court ou long terme, transmission de patrimoine, création d’une rente complémentaire pour la retraite…), le niveau de ses connaissances financières sans oublier de faire le bilan de sa situation familiale (âge, éventuellement enfants…) et de ses projets futurs.

La personne devra également déterminer le style de placement qui lui correspond : souhaite-t-elle choisir elle-même ses supports financiers et procéder à des achats-revente, ou au contraire confier son capital à des professionnels ? A-t-elle une sensibilité à certaines thématiques (environnement, technologie…) ? Enfin, quel est le niveau de risque qui lui paraît acceptable pour investir son épargne ?

Ces éléments vont permettre de tracer les caractéristiques du contrat idéal, avant de se mettre à la recherche de la meilleure assurance-vie qui répond à ces critères.

Quels éléments comparer ?

La première caractéristique qui doit être regardée est le type d’assurance-vie : monosupport (exclusivement un fonds en euros sécurisé, offre qui devient rare sur le marché) ou multisupports (diversification des placements avec des supports financiers nommés « unité de compte »).  

Ensuite, il faudra s’attarder sur les types de gestion offerts : 

  • gestion libre : l’épargnant choisit lui-même les supports financiers, auquel cas il sera nécessaire de comparer leurs types et leur variété d’un contrat à l’autre, ainsi que les options d’arbitrage automatique mises à disposition (sécurisation ou transfert des plus-values, rééquilibrage automatique des actifs...),
  • gestion profilée : le choix des investissements est délégué aux professionnels et le capital investi selon le couple rendement/risque choisi par le particulier (prudent, équilibré ou dynamique),
  • Parfois une gestion sous mandat, plus personnalisée ou thématique (investissement socialement responsable, biotechnologies, pays émergents...).

Lorsque l’épargnant trouve des contrats d’assurance-vie qui correspondent à ses propres orientations, il doit ensuite s’attacher à comparer les frais : frais d’entrée, frais sur versement (de 0% à 5% selon les contrats), frais de gestion annuels (en moyenne de 0,70% à 0,90%), frais d’arbitrage (en moyenne 0,5% par transaction).

Toutes ces caractéristiques peuvent être explorées sur un comparateur d'assurance vie, qui aura passé de nombreux critères au peigne fin pour faciliter le tri des épargnants. Enfin, la réputation du service clients de l’assureur ou du courtier est aussi à examiner (réactivité, durée d’attente pour un retrait...).

Déterminer sa stratégie 

La stratégie de l’épargnant peut être orientée passive (aucune intervention sur l’épargne ou gestion automatisée), active (versements, retraits), protectrice (aversion au risque), agressive (maximisation potentielle des gains et des risques). 

Elle peut aussi être diversifiée : un épargnant privilégiant la sécurité peut se contenter des fonds en euros mais également effectuer des placements en obligations ou sur certains ETF. S’il privilégie la « pierre », il peut placer son capital dans une SCPI ou SCI. Un profil boursier agressif privilégiera probablement les actions. Un profil polyvalent expérimentera chaque placement alors qu’une personne ayant des projets favorisera la flexibilité en fonction de la liquidité des placements. 

La stratégie de l’épargnant peut aussi être fiscale : en principe, un taux unique de 30% est imposé aux revenus des capitaux mobiliers (dividendes, intérêts) et aux plus-values mobilières, cependant, les contrats de plus de 8 ans bénéficient soit d’un abattement de 4600€ (ou 9200€ en cas d’imposition commune) sur l’IR soit d’un prélèvement libératoire d’un taux réduit de 7,5%. Une réduction d’impôt à la hauteur de 25% des cotisations versées existe en cas de souscription au bénéfice de personnes handicapées. Enfin, une exonération totale de l’impôt sur le revenu existe en cas de licenciement, mise en retraite anticipée ou invalidité, et les sommes transmises sont hors droits de succession.

La relative souplesse de l'assurance-vie (selon les modalités propres à chaque contrat) permet donc des stratégies personnalisées, diversifiées, et fiscalement avantageuses selon le profil et le choix de l'épargnant. Sans nécessairement privilégier telle ou telle stratégie, notons tout de même que c'est à long terme que l'assurance-vie se démarque des autres produits financiers, sans oublier que l’investissement dans les supports financiers comporte un risque de perte en capital, que ce soit par l’intermédiaire d’une assurance-vie ou non.

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